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C.McFleury connait le secret des petites fourmis d'Hiroshima [...]
☮ Jungle Drum ☮

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1 ☮ Jungle Drum ☮
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2 Goodbye Mr A
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Welcome to Hucavana

Welcome to Hucavana
Les textes et les images. Bien entendu, tout est de moi.
Sauf celle-ci peut-être...

Les chansons changent régulièrement


# Posté le jeudi 10 septembre 2009 14:09

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 10:44

Le dresseur

Le dresseur
Le dresseur

Une forêt sombre. Seulement traversée par quelques pâles rayons de soleil.
Si Vera Brok aime cette forêt, c'est que celle-ci est très calme, trop calme. Contrairement à d'autres, on entend pas souvent les oiseaux chanter. Mais si on écoute attentivement, on peut entendre comme un léger bruissement d'ailes, des ailes de dragon.
Non, Vera Brok n'est pas atteinte de troubles mentaux...
Lui, elle l'a rencontré le premier jour ou elle a découvert cet endroit. Il ne faisait pas très bon ce soir-là. Le brouillard c'était levé. Quand elle l'aperçu, il était dans une clairière peu éclairée, de dos. Il portait un costume assez classe en queue de pie dans les tons de la forêt. Ses cheveux semblaient avoir mille teintes passant du blond au brun, du roux au chatain.
Il avait les bras positionés à la manière d'un chef d'orchestre. Ce qu'elle vit de sa peau -ses longs et fins doigts- avait la pâleur de la mort.
Plus loin, une silhouette bougea. Elle était tellement obnubilée par l'homme qu'elle n'avait pas remarqué, tapi dans l'ombre, la gigantesque créature: un dragon. Ce monstre avait le pouvoir d'être effrayant tout en étant captivant.
La bête était pourvue d'écailles rouge vif, ses pupilles étaient deux fentes noyées dans des iris d'or. Le spectacle était si beau que Vera n'osait faire un pas. Quand 'homme levait un bras, le dragon obéissait et se dressait sur ses pattes arrières.
Il suffisait d'un geste du dresseur pour que le dragon s'accomplisse.


# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:05

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 14:11

La fillette qui n'avait jamais pleuré

La fillette qui n'avait jamais pleuré
La fillette qui n'avait jamais pleuré

Il y avait une petite fille, pas plus haute que trois pommes, qui n'avait jamais versé une seule larme. Même en l'époque ou elle était encore bébé, rien. Malgré cela, cette petite fille était très intelligente pour son âge. Bien sur, au début, ses pauvres parents s'étaient inquiété. Ils avaient consultés les meilleurs médecins du monde, sans succès. Avec le temps, les parents s'étaient résigné: leur fille ne pleurerait jamais. Cette dernière n'en était pas gênée, d'ailleurs, elle disait souvent à ses parents de sa voix chantante:
- Arrêtez de verser les larmes qui ne coulerons jamais de mes yeux. Ce n'est pas de votre faute, et puis cela ne me dérange pas le moins du monde.
A force de se faire rassurer ainsi, les parents reprirent confiance en eux. Bientôt arriva le jour ou tout bascula.
La petite était dans sa chambre et jouait avec son train. Monsieur était dans son fauteuil lisant un journal et Madame préparait le souper dans la cuisine.
Rien n'aurait pu prédire le drame qui allait se passer.
La petite n'entendit rien. Elle ne pu que constater les faits. Ses parents assassinés, la maison à moitié vidée.
Evidement il eu des reproches à l'enterrement. "Cette petite, quel sans c½ur" , "Pas une seule larme pour ses pauvres parents" , "On dirait que ça l'amuse".
Bien sur, rien de cela n'était vrai. Malgré l'absence de larmes, l'intérieure de la fillette était déchiré de douleur. Elle aurait voulu hurler mais c'était comme si elle n'avait plus de voix.
Une vieille femme à l'allure sévère - cheveux gris tirés en chignon, lunettes rectangulaire, traits osseux - s'approcha d'elle.
- Bonjour Mlle. Depuis la mort de vos parents, je suis votre tutrice. Veuillez me suivre.
La petite écarquilla de grands yeux en détaillant sa tutrice. La bouche ouverte comme si elle voulait parler et que rien ne sortait. Elle était pétrifiée.
- Allez plus vite que ça ! gronda la tutrice.
Ce fut comme un déclic. La fillette recouvra ses esprits et avant que quelqu'un ne réagisse, elle parti en courrant.
Elle courrait, courrait, sans savoir ou aller mais elle courrait. Cela lui faisait du bien. Au bout de quelques minutes, ses jambes s'épuisèrent. Elle avait du mal a respirer. Soudain, la chute. Elle ne l'avait pas vu ce caillou.
Elle resta un instant assise par terre, hébétée, puis elle regarda son genoux. Il était écorché, ça faisait mal.
Là il se fit entendre. Déchirant, plein de tristesse et de ranc½ur en même temps. Sa douleur, tout les villageois purent l'entendre.
Pour la première fois, des larmes roulèrent sur ses joues.


# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:08

Modifié le mardi 03 novembre 2009 09:23

La spirale

La spirale
La spirale

Il est presque 20 heures. Dehors, il neige. A l'entrée de l'opéra se presse une foule de gens bourgeoisement habillés.
A l'affiche ce soir, « La grande cantatrice Lara Silvania ».
Dans ma loge, devant un immense miroir, j'opère les dernières retouches. La magie des cosmétiques me rend rapidement présentable.
C'est aujourd'hui que ce joue la dernière représentation. Cela fera la 18ième fois mais la peur est toujours aussi présente. Comme une douleur sourde et lancinante qui prend forme dans la gorge et termine son parcours dans le fond de l'estomac.
Le metteur en scène m'annonce que c'est à moi dans 10 minutes.
Lentement, je me lève et entreprends de m'échauffer la voix. Tout est parfait. J'entends vaguement le brouhaha des spectateurs prenant place à l'intérieur de l'opéra. Il est 20 heures moins cinq. Prise d'une crise de panique, je suis obligée de fermer les yeux et de me concentrer sur ma respiration. Cette fois c'est certain, c'est la dernière fois. Après cette représentation, je prends ma retraite de star. C'est un métier trop stressant surtout pour une personne atteinte de problèmes cardiaques.
Voilà, c'est à moi. Le rideau se lève. Je me tiens au milieu de la scène, au milieu d'un somptueux décor. Ma bouche s'ouvre, je vais entamer les premiers accords.
Aucun son ne sort. Je suis comme figée. Mes yeux s'écarquillent et de la sueur commence à perler sur mon front.
La peur qui avait fini son parcours dans mon estomac reprend son chemin. Elle remonte le long de ma gorge et s'insinue dans me poumons, bloquant ma respiration.
Ma bouche essaie en vain d'avaler de l'oxygène, je dois un peu avoir l'air d'un poisson hors de l'eau.
Côté jardin, le metteur en scène me lance des regards désespérés. C'est à peine s'il s'arrache les cheveux.
Trop lentement pour être réaliste, mes genoux se replient et je m'affaisse petit à petit devant des spectateurs ébahis.
J'entends un «refermez le rideau ! » mais je n'en suis pas certaine, j'ai peut-être rêvé...
Quoi qu'il en soit, à peine quelques secondes, je sens des présences autour de moi. Des mains me soutiennent, des gens me parlent me je ne comprends pas le sens de leurs paroles.
De plus en plus fort et aigu, un son atteint mes oreilles. Il devient vraiment insupportables. J'étais pourtant persuadée que la mort était douce et calme. Le bruit donne l'impression de venir de ma tête. Si ça continue elle va exploser. Soudain, quelqu'un crie...ou bien est ce moi ?
Je ne me souviens plus mais je me réveille dans le bras du metteur en scène. Il m'annonce que c'est à moi dans 10 minutes et me laisse seule dans ma loge.
Je me retourne vers le miroir. Mon teint est plus pâle que jamais. La peur me revient. Je vais bientôt revivre cette scène pour la 19ième fois.


# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:11

Modifié le samedi 12 septembre 2009 14:27

Gwendoline Bermont

Gwendoline Bermont
Les embrassades, c'est pas mon truc, aussi un simple signe de la main m'a suffit. Je pars sur le quai attendre ma correspondance. Je suis toute excitée : c'est la première fois que je pars habiter loin de ma famille. Cela faisait tellement longtemps que j'attendais ce jour. Je vais enfin pouvoir réaliser mon rêve : entrer dans la prestigieuse école des arts de Riverlode. Une des vieilles tantes de ma mère habite dans le coin et a accepté de me loger. Je ne l'ai jamais vue mais d'après ma mère, elle est assez...spéciale.
Au bout de quelques minutes de retard, le train entre en gare. En montant, je trouve une place facilement. Je hisse, non sans difficultés, ma valise et mon sac dans le filet. Ensuite, je me cale près de la fenêtre, fixe mes écouteurs à leur place et m'endors doucement, bercée par les ballottements du wagon.
Après deux heures de somnolence, un gros contrôleur bruyant me sort de mes rêveries :
-Ticket ! demande-t-il, merci.
Encore engourdie par ce réveil brutal, je me dirige en titubant vers les toilettes. J'en profite pour recoiffer mes long cheveux blond qu'admire tant Jody , ma meilleur amie. Tout ça parce qu'ils n'ont pas besoin de fer pour rester lisse...mais j'aimerais bien avoir aussi de belles boucles comme elle. En même temps j'en profite pour troquer mon pull beige contre une chemise grise qui avait été blanche à une époque. Autant faire tout de suite bonne impression à tante...à tante...euh...c'est quoi son nom encore ? Ah oui ! Tante Amelda. Sera-t-elle aussi étrange que son prénom ? Je dis ça mais le mien ne me plait pas vraiment mais avec le temps j'ai pris l'habitude. J'ai quand même eu 18 ans pour m'y faire ! Et puis je me dis que quand je serais célèbre, Gwendoline Bermont ce sera facile à retenir...enfin je crois.
Perdue dans mes pensées, je n'ai pas tout de suite entendu le mégaphone hurler :
-Mesdames et messieurs, le train à destination de Riverlode va bientôt entrer en gare.
Je retourne à ma place pour reprendre ma valise et mon sac. En regardant par la fenêtre, j'aperçois un paysage bien différent de mon petit village natale de campagne. Devant mes yeux s'étale une gigantesque fourmilière : la ville. En descendant sur le quai, je guette une potentielle tante Amelda mais personne ne s'intéresse à moi. C'est donc avec pour seule information une adresse que je pars à sa recherche dans une ville totalement inconnue. Malgré toute la bonne volonté du monde, mes repères géographiques se contentent de mon village et partir à la recherche de cette tante se transforme vite en parcours du combattant. Les taxis ne semblent pas vouloir s'arrêter devant mon pouce, est-il plus laid qu'un autre ? Alors que la pluie tombe et que je commence à m'énerver, un taxi stop enfin devant moi. Le chauffeur, un homme assez jeune et plutôt séduisant, m'interpelle :
-J'vous emmène ou mam'zelle ?
Un peu décontenancée je lui répond tout de même. Après tout, c'est le seul chauffeur qui a bien voulu de moi :
-Vous connaissez... Le Domaine des Clos ?
-Ouais, grimpez c'est comme si on y était !
Il m'ouvre la portière du siège passager mais, un peu méfiante je m'installe sans un mot sur la banquette arrière. Le taxi démarre, quelques minutes passent durant lesquelles j'observe la pluie ruisseler sur les vitres.
Bien vite, le chauffeur interrompt ma contemplation :
-Qu'est-ce qu'une jeune fille comme vous vient faire à Riverlode ? Oh pardon, ça me regarde pas vraiment...Au fait, moi c'est Gaetan Rivier mais attention, c'est pas comme rivière ! C'est marrant parce que ça ressemble un peu à Riverlode sauf que c'est Rivier ! Et toi c'est quoi ton petit nom ?
Surprise par tant de babillage de la part de la gente masculine, je mets un certain temps avant de répondre :
-Euh..enchanté...moi c'est Gwendoline mais...
-Gwendoline ? Magnifique prénom ! T'as remarqué qu'il commence par la même lettre que le mien ? C'est sûrement un signe, on est fait pour s'entendre ! Qu'est-ce que t'en dis ? Je peux t'appeler Gwen ?
-Mais bien sur Gaetan ! lui dis-je avec un grand sourire même pas forcé. La bonne humeur de ce type était sans doute contagieuse. Se faire des amis ici ne serait peut-être pas si dure...
Sur la route, les maisons se font de plus en plus rares. Je suis sur le point de me demander si ce brave Gaetan ne serait pas un mec louche qui emmène les jeunes filles innocentes à l'autre bout de la ville pour les violer. Heureusement, je n'ai pas le temps de transformer mes pensées en peur panique car au loin se dessine une importante battisse perdue dans un décor de verdure. Sûrement la demeure de tante Amelda. Le manoir se dresse devant mes yeux, aussi imposant qu'une forteresse imprenable.
-Et voilà Le Domaine des Clos, m'annonce Gaetan. Si jamais t'as b'soin d'un taxi, appelle le mien, voilà ma carte, dit-il en me gratifiant d'un clin d'½il.
-Je n'y manquerais pas, lançais-je. Mais il n'avait pas du m'entendre, ayant déjà fait demi-tour me laissant seule face à mon destin. Un immense portail ouvragé me barrant la route, je sonne pour qu'on m'ouvre. Dans l'interphone, une voix masculine déformée par la technologie me répond :
-Le Domaine des Clos, domicile de Mme de Rougevigne. Quel est le motif de votre visite ?
-Euh..bon...bonsoir, réussis-je à articuler -tout cela me mettait mal à l'aise- je suis Gwendoline Bermont, la petite nièce de Mme Amelda de...enfin soit, je...
-Vous êtes Gwendoline Bermont ? m'interrompit-il, pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? Soyez la bienvenue, nous vous attendions.
Le fameux portail s'ouvre devant moi avec un grincement inquiétant, la pluie recommence à tomber. Je remonte l'allée en pressant le pas et sur le perron m'attendent deux femmes, une qui a l'air d'avoir mon âge et l'autre nettement plus âgée, habillées en domestiques.
- Bienvenue Mlle Bermont ! me disent-elles dans un ch½ur parfait.



# Posté le dimanche 08 novembre 2009 07:28

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:20

MP3 : ☮ Jungle Drum ☮ (2008)

☮ Jungle Drum ☮ (2008)

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  • Titre : ☮ Jungle Drum ☮
  • Année : 2008

# Posté le samedi 26 septembre 2009 08:44

Modifié le mardi 29 septembre 2009 15:52

MP3 : The Trick to Life / Goodbye Mr A (2007)

The Trick to Life / Goodbye Mr A (2007)

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  • Titre : Goodbye Mr A
  • Album : The Trick to Life
  • Année : 2007

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 11:18

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:40